10 déc. 2014

God Save the Cream... Long leave the Queen !

Le nom de cette dinette british  God save the Cream  est tellement bien trouvé que je n'ai pas de meilleur titre à proposer pour en parler... :)

Un peu à l'écart de la place Stephanie et de ses boutiques de fringues (où vous risquez de perdre un bras votre compte épargne)  se trouve ce joli petit établissement qui sert tous les midis une cuisine bio, saine, home-made, créative, où les épices sont savamment maitrisées et les saveurs respectées.


Typiquement le genre d'endroit où on a envie d'aller pour boire un thé, grignoter une assiette de fromages ou dévorer un carrot cake en racontant à sa BFF son dernier week-end (pas de BFF sous la main, j'avais embarqué Mister G avec moi, c'est mieux que rien!)

Dès qu'on passe la porte, l'eau monte à la bouche en voyant devant soi le grand comptoir rempli, à gauche, de somptueux gâteaux, à droite, de jolies salades colorées.

© godsavethecream.be

4 "formules" entre 14,50€ et 17,50€ qui font la part belle aux légumes de saison... Ce jour-là, entre autre :

- Concombre tsukemono
- Aubergines teriyaki
- Chou-fleurs tandoori, radicchio
- Carottes à la mélasse de grenade, graines de tournesol & coriandre
- Chou rouge à la citronelle
- Pois chiches sautés, butternut, topinambours, navet, carottes et grenade

avec, au choix, une part de Beef Pie dorée et croustillante, de cake au piment doux, de pain de viande, ou de roti de boeuf ou autre selon leur inspiration... Tout ça arrosé d'une limonade hibiscus faite maison (elle aussi) ou d'un verre de vin nature très correct.


+ pour finir, une farandole de jolis gâteaux (layer cake, carrot cake, chocolaté cake etc.) et notamment un Victoria Sponge Cake (= moelleux) rose / pistache / cardamome, qui moi m'a faite rosir de plaisir :)

yuuuummmmmy !

La déco est cosy, le choix des couleurs audacieux mais tendance (qui aurait cru que des chaises couleur vert caca-d'oie se marient si bien avec des murs bleu canard!), on se sent bien, et on sait qu'on reviendra vite pour le gouter, pour manger sur le pouce ou pour acheter à emporter. En plus, cherry on the cake, ils ont une petite épicerie et vendent des produits so British très chouettes qui vous rappelle que Londres n'est pas si loin :)

© godsavethecream.be



pour les + gourmands, des petits biscuits à emporter :)
A tester aussi: le brunch du week-end, je ferai un update dès que j'y serai allée !

And above all, remember that in that place :
"No whining, No complaining, absolutely No frowning
Only hugs, smiles and warm fuzzy feelings are allowed "


God Save the Cream
Rue de Stassart 131, 1050 Ixelles
T:+32 (0)2 503 07 75
Du lundi au vendredi 11:30 - 18:00 // le week-end 10:30 - 18:00

7 déc. 2014

Tatin de chicons, Noël aux tisons

3 raisons de manger des endives en ce moment:

* C'est la pleine saison
* C'est un incontournable de la cuisine belge (endive, endivette, chicon, chiconette, witloof, la perle du Nord a été "découverte" au XIXè siècle par un paysan belge)
* C'est bourré de bons nutriments et très peu calorique et ça, à cette époque de l'année où on enchaîne les repas à + de 2000 kcal, c'est un sacré atout (hmmm une raclette....youppi une tartiflette!... oui je reprendrais du foie gras, merci... hein? +3kilos sur la balance??)

Crues, en salade, avec des petits morceaux de bleu, des noix et une vinaigrette moutarde à l'ancienne, ou cuites, vapeur ou braisées, moi perso je raffole des endives. J'en mange depuis l'enfance, ma môman vient du ch'nord, et j'ai toujours aimé leur légère amertume.

Amertume qu'on fait complètement disparaitre dans cette recette, une tatin d'endives caramélisées et fromage de chèvre, pour un résultat sucré/salé ultra gourmand qui ferait manger des chicons même aux plus récalcitrants.



Ingrédients (pour 4 personnes)

- 1kg d'endives
- 1 rouleau de pâte feuilletée
- 200 gr de fromage de chèvre frais (type Chavroux)
- jus d'1/2 citron
- 20 gr de beurre
- 2 c. à soupe de sucre
- sel, poivre

Préchauffez votre four à 180°C.

Lavez les endives et essuyez les. Coupez leur pied puis effeuillez-les en ne gardant pas le coeur "dur", trop amer. Faites les revenir environ 5 minutes à feu moyen avec un gros morceau de beurre dans une grande poêle.

Une fois que les endives sont bien colorées, couvrez à moitié d'eau et ajoutez le jus de citron et une c. à soupe de sucre. Baissez le feu et laissez évaporer toute l'eau (10-12 minutes).

En parallèle, déroulez la pâte et tartinez la au centre de chèvre frais.

Parsemez le fond de votre moule à tarte de petits morceaux de beurre et d'une c. à soupe de sucre et versez dessus les endives fondantes. Recouvrez avec la pâte feuilletée, le bord de la pâte doit glisser entre le moule et les endives (découpez le surplus de pâte si besoin pour éviter que les bords soient trop épais)

Enfournez 20 minutes environ, la pâte doit se soulever et prendre une belle couleur blonde, puis sortez le moule, prenez une assiette légèrement plus grande, posez-la sur votre moule, et d'un geste retournez l'ensemble.

Attendez quelques secondes, et soulevez délicatement le moule. Servez rapidement avec une jolie salade d'automne.


C'était la première fois que je réalisais cette tarte et je remercie Violaine et Virginie qui ont été mes cobayes...

>> A suivre, le velouté de potimarron et la panna cotta coulis de fruits rouges que j'avais aussi cuisiné pour leur en mettre plein la vue :p

25 nov. 2014

Le plus Gros Paris-Brest du Monde...

...est à Bruxelles, je l'ai trouvé !!!!!!

15cm au garrot ;)


Belle bête hein ?

Et si toi aussi tu veux te délecter de sa crème noisette généreuse et de sa pâte à chou fondante, c'est aux Brasseries Georges que ça se passe. Tout au bout de l'avenue Churchill, avec le bois de la Cambre en arrière-plan, c'est une adresse incontournable pour ceux qui aiment les ambiances bistrot chic belle-époque. C'est la brasserie parisienne la plus bruxelloise, ou plutôt LA brasserie bruxelloise la plus parisienne de Bruxelles!


Au menu: de beaux plateaux de fruits de mer, des viandes de qualité (thumbs up pour le filet pur d'Irlande, hyyyyper tendre), des spécialités belges, alsaciennes ou normandes, des frites à l’ancienne (au blanc de bœuf, à la graisse d’oie, à l’huile d’olive ou à la graisse de cheval, au choix) et une carte des vins très honorable.

On ne vient pas ici pour le raffinement des assiettes mais pour se faire péter la panse et  on en ressort repu... et heureux :)

Toute la carte est consultable sur leur site 
** Pense au Citrate de Bétaïne avant de te coucher, ça vaut mieux !


Brasseries Georges
A la carte : Plat + Dessert = 40€ environ
Avenue Winston Churchill 259 | 1180 Bruxelles
Tel : +32 (0)2 347 21 00

24 nov. 2014

C'est pas sérieux, Monsieur Marx...

Je t'aime bien Thierry Marx. Je n'ai jamais eu le plaisir de diner dans un de tes établissements mais j'aime beaucoup ce que tu dégages, ton histoire - de Ménilmontant aux fourneaux des plus grands restaurants français - tes convictions, tes baguettes japonaises à tout faire, ton sourire modeste, ton crâne chauve lustré, tout ça, tout ça...

Je te trouvais très bien dans le jury de Top Chef, la touche cuisine asiatico-moléculaire de l'émission, perfectionniste, sobre, classe. J'étais d'ailleurs un peu triste d'apprendre que tu ne re-signais pas pour une nouvelle saison, mais assez admirative devant ce chef qui préservait son intégrité en ne participant pas à une émission cuisine-réalité à laquelle il ne croyait plus, malgré les gros sous à côté desquels il passait sûrement...

Alors là, franchement, faire de la pub pour des pâtes Lustucru... Nan mais WHAT THE FUCK THIERRY ??? Qu'est-ce qu'il s'est passé ? C'est l'azote qui t'est monté à la tête ? Ta taxe d'habitation qui a augmenté ? Une nouvelle maitresse à couvrir de bijoux ? En plus, sérieusement, elles sont pas bonnes les pâtes Lustucru, y'a pas un cuistot digne de ce nom qui fait la pasta avec ça, je suis sûre que toi-même tu ne cuisines que des De Secco ou des Barilla...

Non, non, non, c'est pas bien ça Titi, faut pas recommencer hein, et puis va dire à tes petits copains Constant, Piège, Arrabiant et Lignac de refuser toute propal' (aussi belle $$$ soit elle) de marques agroalimentaires, sous peine de perdre toute crédibilité aux yeux des foodies de France... et de Belgique :/

19 nov. 2014

Gnocchi, butternut et beurre de sauge #VeggieReceipe



Ca faisait quelques temps que j'avais envie de me lancer dans la préparation de cette recette. Mister G. a eu en cadeau à Noël dernier un très beau livre de recettes veggie* et je salivais d'avance... parce que le beurre de sauge et moi, c'est une histoire d'amour depuis 2013 et mon escapade dans le nord de l'Italie (et la pasta de l'Agriturismo di Spettine à Bettola, mamamia!!)

Mais il fallait attendre:
1/ que ça soit la saison des butternuts et autres curcubitacées
2/ que j'ai le courage de m'attaquer à la préparation de gnocchi qui, malgré leur air de "moi ? attends, je suis pas compliqué, juste un petit boudin de pâte de pomme de terre poché, trois fois rien" me semblaient pourtant un peu fourbes...

Bon ben j'ai pas été déçue de ce côté là! Déjà, il faut savoir qu'il vaut mieux utiliser des pommes de terre bien farineuses (type bintje, comme pour les purées) et idéalement un peu vieilles, limite déjà germées, afin qu'elle rendent le moins d'eau possible. Mais aussi que le jaune d'oeuf n'est pas indispensable, à ajouter en fait en fonction de l'humidité de votre préparation, sous peine de vous retrouver comme moi avec toute votre pâte complètement collée aux doigts, avec l'obligation de rajouter pas mal de farine au pif, pour que ça ressemble à quelque chose, et donc le risque que vos gnocchi ne soient pas hyper tendres.

Voilà, ceci étant dit, vous avez deviné que j'ai bien un peu galéré pour confectionner mes gnocchi (mais b%#del de p++?tain de m**rde, pourquoi ça colle autant??!!) et vous avez maintenant toutes les infos nécessaires avant de mettre les mains à la pâte ou, petit(e) futé(e), d'acheter des gnocchis déjà faits au supermarché, ni vu ni connu je t'embrouille :)


Ingrédients (pour 4 pers.)

- 500 gr de pomme de terre type Bintje non épluchées
- 200 gr de farine
- 1 jaune d'oeuf
- 500 gr de butternut
- 100 gr de cerneaux de noix
- 1 poignée de feuilles de sauge hachées grossièrement
- 50 gr de beurre
- parmesan
- Huile d'olive
- Sel, poivre

Faites cuire les pommes de terre dans leur peau pendant 20 min dans de l'eau bouillante jusqu'à ce qu'elles soient tendres. Egouttez et laissez refroidir avant d'enlever la peau.

En parallèle, coupez le butternut en morceaux, badigeonnez-les d'huile d'olive et mettez-les à rôtir sur une plaque au four à 180°C pendant 20 min aussi. Placez les noix sur une feuille de cuisson et enfournez 5 petites minutes à la fin pour qu'elles soient grillées. Hachez les noix grossièrement et réservez.

Pressez en purée (à la râpe, au presse-purée manuel, il faut que ça soit le plus lisse possible) et mettez dans un grand bol avant d'ajouter la farine. Pétrissez rapidement et ajoutez (ou non) un oeuf et/ou un peu de farine afin d'obtenir une pâte molle mais qui ne colle pas.

Farinez le plan de travail et enroulez la pâte en forme de boudin d'environ 1cm de diamètre, puis coupez des morceaux de 2cm. Pressez chaque morceau obtenu entre le pouce et une fourchette pour leur imprimer une jolie forme, puis réservez 10 min au frigo.



Portez ensuite à ébullition une grande casserole d'eau salée et faites cuire les gnocchi, une vingtaine à la fois, en les plongeant dans l'eau jusqu'à ce qu'ils remontent à la surface. Retirez-les avec un écumoire et réservez-les dans une assiette.

Enfin, faites chauffer à feu moyen-doux le beurre avec une cuillère d'huile d'olive dans un fait-tout et faites frire la sauge pendant 1 min. Ajoutez le butternut et les noix, puis les gnocchi. Laissez chauffer 2 minutes en remuant doucement. Dressez les assiettes en ajoutant du parmesan fraichement rapé et servez et...

et comme dirait mon amie Sophie, basta, basta, BASTA !! ;)

Buon appetito ++

* "Veggie - La nouvelle cuisine végétarienne" - Nicola Graimes, de. Prisma


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